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Lire et retenir
Objectif et consignes
A . La vitesse moyenne de lecture est de 188 mots / minute ou 900 caractères:
Repérez votre vitesse de lecture:
1) Noter l'heure du début et de fin de lecture et convertissez la durée en secondes
2) calculer le nombre de signes lus à la minute en faisant l'opération suivante :
Nombre de signes multiplié par 60 (secondes) et divisé par la durée de la lecture (en secondes) ; vous obtenez ainsi votre score X de vitesse de lecture.
B. Compréhension ( la vitesse de la lecture ne doit pas se faire au détriment de la compréhension)
Répondez aux dix questions . Chaque bonne réponse vaut 10 points ( total sur cent) ;vous obtenez ainsi votre score Y de compréhension .
C. Calculez alors l'efficacité de votre lecture.
Multipliez X par Y et divisez par cent
Exemple . Vous avez lu le texte en 3 minutes 16 secondes , cela fait 196 secondes
Le texte comporte 4251 signes
Votre score de vitesse est : 4251 multiplié par 60 et divisé par 196 = 1301,32
Vous avez répondu correctement à 5 questions , vous avez donc 50 points
Votre efficacité est : 1301,32 multiplié par 50 et divisé par 100 = 650,6
C'est ce score qu'il vous faut améliorer
Lecture (noter l'heure du début)POUCHKINE
LE COUP DE PISTOLET
(traduction d'André Gide)
je m'étais juré de l'abattre, selon les lois du duel qui me
donnaient encore droit à tirer. Nous
avions nos quartiers dans la localité de X* . Ce quest la vie de garnison
dun officier, on le sait de reste. Le matin, exercice, manège, repas chez le
commandant du régiment ou dans une auberge juive; le soir, punch et cartes. A X***
aucune maison ne nous était ouverte; point de jeunes filles a marier; nous nous
réunissions les uns chez les autres, où nous ne voyions rien que nos uniformes. Autour de moi, pas de proches voisins,. Sinon deux ou trois de ces ivrognes dont la conversation se composait surtout de hoquets et de soupir . La solitude était préférable. A la fin je décidai de dîner le plus tard et de me coucher le plus tôt possible; ainsi j'écourtai le soirées ajoutant à la longueur du jour; j'estimai que bonus erat. A quatre verstes de chez moi s'étendait la riche propriété de la comtesse B*** qui du reste, nétait habitée que par le régisseur- la comtesse navait visité son domaine quune seule fois l'année de son mariage, et encore, n'y avait-elle pas séjourné plus dun mois. Cependant, au second printemps de ma réclusion, le bruit. se répandit que la comtesse et son mari viendrait passer I'été dans leur campagne . En effet, ils arrivèrent au début du mois de juin. L'arrivée d'un riche voisin est un événement important pour les habitants des campagnes. Les propriétaires et leurs gens en parlent deux mois à lavance et en reparlent trois ans après . Quant à moi, je lavoue , la nouvelle de la venue dune jeune et belle voisine me fit une grande impression ; je brûlais dimpatience de la voir, et, le premier dimanche après leur arrivée , je me rendis après dîner au village de N*** pour me recommander à leurs Excellences comme leur plus proche voisin et leur très humble serviteur. Un laquais mintroduisit dans le cabinet du comte et alla mannoncer . La vaste pièce était meublée avec tout le luxe imaginable ; le long des murs, des armoires garnies de livres; sur chaque armoire un buste de bronze; au-dessus dune cheminée de marbre, une large glace. Le parquet était recouvert d'une moquette verte, elle même jonchée de tapis. Depuis longtemps n'ayant plus l'occasion dans mon pauvre coin de voir rien de fastueux, je me sentais intimidé et j'attendais. le comte avec l appréhension d'un solliciteur de province qui fait antichambre chez un ministre. La porte s'ouvrit et laissa entrer un homme d'une trentaine d'années, très beau. Le comte s'approcha de moi d'un air avenant et amical, je me ressaisis de mon mieux et î'allais décliner mes qualités, mais il coupa court. Nous nous assîmes. Sa conversation libre et enjouée dissipa promptement ma gêne; je recouvrais mon aisance lorsque tout à coup parut la comtesse et la confusion m'envahit de plus belle. La comtesse était dune grande beauté. Le comte me présenta; je voulais paraître à mon aise, mais plus je m'efforçais de prendre un air dégagé, plus je me sentais gauche. Pour me donner le temps de me remettre et de me faire à cette nouvelle connaissance, le comte et la comtesse se mirent à se parler entre eux, me traitant en bon voisin et sans cérémonie. Cependant je me promenais de long en large, examinait les livres et les tableaux. je ne suis pas connaisseur en peinture, pourtant une toile attira mon attention. Elle représentait un paysage suisse quelconque et ce nest pas que la peinture meût frappé, mais la toile appliquée au mur gardait trace de deux balles l'une sur l'autre. -" Un beau coup , dis-je en madressant au comte. Certes, un coup bien remarquable. Etes-vous bon tireur ? continua-t--il. - Passable , répondis-je, content, que la conversation touchât enfin un sujet qui me fût familier. A trente pas je ne manque pas une carte à jouer; bien entendu avec des pistolets que je connaisse. -Vraiment ! fit comtesse d'un air de grande attention .Et toi, mon ami-, mettrais-tu une balle dans une carte à trente pas? -Un jour nous essayerons , reprit le comte, dans le temps jétais un tireur passable. Mais voici quatre ans que je nai pas manié un pistolet. -En ce cas, je gage que Votre Excellence ne percerait pas une carte à vingt pas ; le pistolet demande un exercice journalier je le sais par expérience. Dans notre régiment je passais pour un des meilleurs tireurs. Il madvint une fois de rester tout un mois sans toucher à un pistolet ; les miens étaient en réparation. Eh bien, que pensez-vous, Excellence ? La première fois que je me remis à tirer, à vingt pas , je manquais quatre fois de suite une bouteille . Nous avions un capitaine qui aimait la plaisanterie; il se trouvait là et me dit : " Diantre, mon ami ! tu me parais avoir un fameux " respect pour les bouteilles! " Croyez-moi, Excellence, il ne faut pas négliger cet exercice, sinon on risque de perdre la main. Le meilleur tireur qu'il m'arriva de rencontrer, tirait tous les jours au moins trois fois avant son dîner. C'était réglé chez lui comme son verre de vodka " Le comte et la comtesse étaient ravis de me voir lier conversation. " Et que valait son tir? demanda le comte. - Jugez-en, Excellence : voyait-il par exemple une mouche se poser sur le mur... Vous riez, comtesse? je vous jure que c'est vrai... Or donc, voyait-il une mouche : " Kouzka ! appelait-il alors, Kouzka! un pistolet. " Kouzkà lui apportait un pistolet chargé. Boum! et voici la mouche enfoncée dans le mur. C'est, stupéfiant, fit le comte; et comment s'appelait-il ? - Silvio, Excellence. - Silvio! s'écria le comte en se levant brusquement. Vous avez connu Silvio? Comment ne l'aurais-je pas connu, Excellence ! Nous étions amis- il était accueilli dans notre régiment comme un vieux camarade; mais depuis cinq ans déjà je suis sans aucune nouvelle de lui. Votre Excellence le connaissait-elle aussi ? - Je l'ai connu; je l'ai très bien connu. vous a-t-il pas conté une très singulière aventure? - Ne s'agit-il pas, Excellence, dun soufflet qu'il reçut dun écervelé à un bal ? - Et vous a-t-il, dit le nom de cet écervelé? - Non, Excellence, il ne me la pas dit. Ah ! Votre Excellence, continuai-je. devinant la vérité Pardonnez-moi... j'ignorais... serait-ce vous ?.... -Moi-même, répondit le comte avec un air démotion extrême; et vous voyez sur ce tableau la marque de notre dernière rencontre. -Ah !mon cher! Dit la comtesse, pour l'amour de Dieu, ne continue pas, c'est trop affreux - Non, répliqua le comte, je vais tout raconter ; il sait comment javais offensé son ami, qu'il apprenne aussi comment Silvio se vengea. " Le comte m'offrit un fauteuil et jentendis avec la plus vive curiosité le récit suivant : " Il y a cinq ans, je me suis marié. J'ai passé ici, dans cette campagne, le premier mois, the honey-moon". Cette maison où se sont écoulés les meilleurs instants e ma vie me rappelle aussi de très pénibles souvenirs. " Un soir que nous sortions ensemble â cheval, celui de ma femme se cabra; elle prit peur, me remit la bride et rentra à pied à la maison. je l'avais devancée. Dans la cour japerçus une voiture; on me dit qu'un homme mattendait dans ma bibliothèque; il n'avait pas voulu se nommer, mais simplement dit qu'il avait affaire ,avec moi. J'entrai dans cette pièce-ci et vis dans l'obscurité un homme, couvert de poussière, à la barbe inculte; il se tenait debout ici, près de la' cheminée. je m'approchai, cherchant à reconnaître ses traits. " - Tu ne me remets pas, comte? " dit-il d'une voix tremblante. " - Silvio ! " mécriai-je, et j avoue que je sentis - les cheveux se dresser sur ma tête. " - A tes ordres, reprit-il. C'est à mon tour de tirer; je suis venu pour décharger mon pistolet ; es-tu prêt ? " " Un pistolet sortait de sa poche de côté. Je mesurai douze pas et me mis là, dans le coin, le priant de tirer au plus vite, avant que ma femme ne revînt. " Mais il, prit son temps et réclama de la lumière. On apporta des bougies. Je fermai la porte à clef, défendant l'entrée à qui que ce fût et de nouveau je le priai de tirer. . Il sortît son pistolet et visa... je comptais les secondes... je pensais à elle.. une horrible minute passa ! Silvio abaissa le bras. " - Je regrette -dit-il, que mon pistolet ne soit pas chargé avec des noyaux de cerises.. le plomb est lourd... Ça n'a plus l'air, d'un duel, mais bien d'un assassinat; je n'ai pas accoutumé de mettre " en joue un homme sans armes. Recommençons, et que le sort décide qui de nous tirera le premier." " La tête me tournait... je crois que je ne consentais pas... Enfin nous chargeons un second pistolet; nous roulons deux billets; il les met dans la casquette, autrefois traversée par ma , balle; je sors de nouveau le numéro un. Tu as une chance diabolique, comte ", dit- il avec un sourire que je n'oublierai jamais. " Je ne comprends pas ce qui se passa en moi, ni comment il put my forcer...Mais je tirai et je crevai ce tableau (le comte, désigna du doigt le tableau percé de balles; son visage était en feu ; la comtesse était plus blanche que son mouchoir; je ne pus retenir une exclamation). " Je tirai, continua le comte, et , Dieu merci , je le manquai ; alors Silvio... (en ce moment il était vraiment effrayant ) Silvio ,se mit à me viser. Soudain la porte souvre. Macha entre en courant et avec un cri aigu se jette à mon cou. Sa présence me rendit tout mon courage. " - Chère, lui dis-je, ne vois-tu dont pas que nous plaisantons ? Comme tu t'effraies ! Va boire un verre d'eau et reviens. Je te présenterai un vieil ami et camarade. " "Macha ne me croyait toujours pas. "- Mon mari- dit-il la vérité? Demanda-t-elle en s'adressant au terrible Silvio. Est-ce vrai que vous plaisantez tous les deux ? " - Il plaisante toujours, comtesse, lui répondit Silvio : une fois il me gifla en plaisantant ;en plaisantant il traversa d'une balle cette casquette que voici; en plaisantant il vient de me manquer; maintenant c'est à mon tour de plaisanter... " " A ces mots il voulut me mettre en joue devant elle. Macha se jeta à ses pieds. " - Relève-toi, Macha, c'est une honte! Mécriai-je avec fureur. Quant à vous, monsieur, cesserez-vous de railler une pauvre femme? Oui, ou non voulez tirer ?. " - Je ne tirerai pas, répondit Silvio, je suis satisfait : j'ai vu ton trouble, ta frayeur ; je tai forcé de tirer sur moi. Nous sommes quittes. Tu te souviendras de moi. Je te livre à ta conscience." " Il allait sortir, mais s'arrêta à la porte, se retourna vers le tableau que j'avais trouée, tira presque sans viser, et disparut. " Ma femme était évanouie; mes gens n'osaient arrêter Silvio et le regardaient avec terreur. Il sortit sur le perron, héla le postillon et partit avant que j'eusse le temps de recouvrer mes esprits. " Le comte se tut. Voici comment j'appris la fin de l'histoire dont le début m'avait tellement frappé jadis. Je n'ai plus jamais rencontré notre héros. On dit que, lors de la révolte d'Alexandre Ipsilanti, Silvio commandait un détachement des hétéristes et qu'il fut tué dans la bataille de Skulani. 21977 caractères |
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21977 X 60 et divisez le résultat par votre durée de lecture ... Notez le résultatLisez bien les énoncés et répondez en moins d'une minute aux questions suivantes :
1 Silvio est un "vieillard" : Un lecteur assez rapide ayant
répondu juste à toutes les questions aurait 900 points et des broutilles.
Un lecteur assez rapide ayant répondu juste à 9 questions aurait 810 points et des
broutilles
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broutilles
Un lecteur assez rapide ayant répondu juste à 7 questions aurait 630 points et des
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Un lecteur assez rapide mais
ayant répondu juste à 6 questions aurait 540 points et des broutilles
Un lecteur assez rapide mais n'ayant
répondu juste qu' à 5 questions aurait 450 points et des broutilles ...et devrait lire
moins vite
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et des broutilles ...et devrait lire moins vite
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répondu juste qu' à 3 questions aurait 270 points et des broutilles ...et devrait lire
vraiment moins vite
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répondu juste qu' à 2 questions aurait 180 points et des broutilles ...et devrait
absolument lire moins vite
Un lecteur assez rapide mais n'ayant répondu juste qu' à 1 question aurait 90 points et
des broutilles ...et devrait absolument lire moins vite
Un lecteur assez rapide mais n'ayant répondu juste à aucune question aurait 9
points et des broutilles ...juste avant
le néant