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Quelle remise en cause de l'ordre social et moral le Dom Juan de Molière propose-t-il ?
Le DOM JUAN de Molière n'est
pas une création originale. Contrairement à Tartuffe ou Harpagon, ce
personnage n'est pas un type unique , il a existé avant et après Molière. Il
existe d'innombrables Don Juan . C'est ce qui en fait un mythe : un personnage
représentatif dans l'imaginaire collectif.
Le DON JUAN de Molière n'est pas qu'un séducteur, c'est un révolté qui renie
tous les codes moraux et sociaux
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Le contexte |
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Les libertins Le "libertinus" dans la Rome Antique était un esclave affranchi. Le libertin dans le XVIIème siècle français, est un être affranchi de la morale commune et surtout de la religion toute puissante à cette époque. Il est 'hors la loi" et risque l'emprisonnement et la mort . Ce fut le sort du poète Théophile de Viau qui mourut en prison. Il existait un courant de pensée libertin qui s'exprimait notamment dans des salons comme celui de Ninon de Lenclos ou de Madame de La Sablière, la protectrice de La Fontaine. Parmi les penseurs libertins, on connaît La Mothe le Vayer, précepteur du futur Louis XV et ami de...Molière. |
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DOM JUAN ou LE FESTIN DE PIERRE 1665 COMEDIE REPRESENTEE POUR
LA PREMIERE FOIS LE 15e FEVRIER 1665 SUR LE THEATRE DE LA SALLE DU PALAIS-ROYAL
PAR LA TROUPE DE MONSIEUR, FRERE UNIQUE DU ROI
RESUME ET ANALYSE DE LA PIECE
DOM JUAN [ Dom =
dominus , le maître , Don = titre espagnol]
Présentation :
1665 = Tartuffe interdit. Dom-Juan pièce écrite dans lurgence (difficultés
financières )Il choisit le thème à la mode de D.J. ( il sinspire de Tirso de Molina)
D.J. est une pièce de combat : M. reprend ses attaques contre les faux
dévots : on retrouve les thèmes de la religion , de lhypocrisie , de
largent , des privilèges de la naissance + le thème dominant de
linfidélité .
Contexte historique : le XVII = grd siècle religieux , siècle de la rigueur ,
janséniste ( morale chrétienne austère )
Contexte littéraire et artistique : le XVII = le baroque (liberté
dimagination, illusion , aux théâtre = pièces " à
machines ") et le classicisme (régles des trois unités, bienséances)
Dom Juan est une pièce baroque, libérée des contraintes, ni unité de lieu ni unité de
temps . Recours à tous les artifices notamment au merveilleux.
La pièce de Molière met en scène un libertin qui soppose à laustérité
religieuse
Le titre
Personnage éponyme donc il
sagit de lhistoire de D.J. , c.à.d. lhistoire dun être amoral,
infidèle . FERMER
Sous titre = " le festin de pierre "
Bizarre et énigmatique : opposition entre " festin " connoté positivement (
fête) et " pierre "connoté + négativement .
Le titre Dom-Juan , laisse présager une pièce légère ( présentée par Molière comme
une comédie)
Le sous titre oriente vers une autre interprétation : D.J. et sa destinée tragique
.
On peut donc parler de pièce baroque et de tragi-comédie .
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Couleur locale très méditerranéenne: si Don Juan
porte un titre espagnol, la scène, elle, est en Sicile. Mais les
paysans parlent un patois de l'Ile de France.
Par ailleurs, les différents lieux de la pièce ont
été définis par Molière dans un contrat établi le 3 décembre 1664,
en faveur de deux peintres qui devaient s'occuper des décors .
Acte I : Un palais s'ouvrant sur un jardin.
Acte II : Un hameau et une grotte au travers de laquelle on voit la
mer.
Acte III : Pour les quatre premières scènes et la première partie de
la scène 5, une forêt où l'on distingue "une manière de temple". La
deuxième partie de la scène 5 se déroule à l'intérieur de ce
"temple".
Acte IV : La chambre de Don-Juan
Acte V : Une ville proche de la forêt où se trouve "le temple"
LES LIEUX
ACTE I : Lieu : intérieur : un palais
Scène 1
La pièce souvre sur un éloge étonnant du
tabac . Il s'agit en fait d' un éloge paradoxal, c'est à dire l'éloge de quelque chose que l’opinion commune a tendance à condamner, c'est une
pratique rhétorique que l'on retrouve tout au long de la pièce avec l'éloge de l'inconstance (I/2) et l'éloge de l'hypocrisie (V/2) faits par Dom Juan. Ici l'éloge paradoxal développé par Sganarelle, personnage comique, prend l'aspect d'un discours solennel ( cf. hyperboles , mouvement oratoire) mais un sujet
anodin = solennité burlesque . Un boniment de foire adressé au public ( Vous) .
Cette entrée en matière est une fausse exposition car les considérations développées
par Sg. n’ont aucun lien avec la matière qu’il s’agit de présenter
Conversation qui a déjà commencé ; spectateur projeté dans une histoire en cours
.
Très vite la scène donne certaines informations - sur lintrigue : il
sagit dun conflit amoureux .
les personnages présents sont des valets qui connaissent parfaitement leur
maître ,lun questionne (Gusman) lautre informe : Sg. est celui qui sait
. les questions portent sur le départ de D.J. ( homme
marié, noble , multipliant les preuves damour, passion si forte quil a tiré
Dona Elvire du couvent )
Pour Gusman , D.J. est un homme qui ne peut trahir : la réplique de Sganarelle doit
éclairer Gusman et donner une première image de D.J. au spectateur .
PORTRAIT DE DOM JUAN PAR SGANARELLE (acte 1 scène 1)
| Comment Sganarelle , en présentant son maître , dresse-t-il son propre portrait ? | Cliquer sur la cible pour avoir la réponse développée et organisée |
| Quels renseignements cette tirade apporte-t-elle sur le personnage en ce qui concerne les femmes ? | Cliquer sur la cible pour avoir la réponse développée et organisée |
Cette première tirade de Dom Juan propose-t-elle du personnage une image valorisante ? |
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A Réaction de
Sganarelle :1. ses sentiments : éberlué par la virtuosité de D.J. , ébranlé
dans ses certitudes (naïveté, admiration) .Mais aussi choqué . Sg. = respect et peur du
ciel
2. ses remontrances : sermon prudent
B Laction : 1 . lenjeu Sg. met D.J. en garde contre la
colère de Dieu Þ enjeu : réconciliation ou punition de D.J.
2 . progression : rabroué Sg. se met aux ordres de D.J.
Menace qui pèse sur D.J. : les suite de la mort dun commandeur . Allusion et
défi de D.J. : commandeur qui aura dans la suite de laction sa place :
accomplissement de la punition céleste.
Plan pour limmédiat : un enlèvement
C Bilan Dom Juan = personnage complexe : brillant , spirituel, séduisant
mais aussi cynique et insolent : insolence et orgueil qui font son prestige .
Il agit par goût du plaisir et du défi . Portrait moral complété par le portrait
physique : costume princier du séducteur .
Sganarelle : naïveté , servilité ( cest sa fonction) goût de la
bouffonnerie . Il représente le peuple et ses croyances
Fonctionnement du couple maître / valet . Le maître se plait à solliciter son valet ,
cherche ses objections pour samuser de ce contradicteur quil considère comme
un public , un témoin mais aussi un complice
Scène 3
Done Elvire 1 . un personnage de tragédie
Elevée au couvent Þ aventure romanesque , épousée et abandonnée Þ destin cruel .
situation pathétique
Elle parle en épouse outragée . Atteinte dans son amour propre , elle vient pour
réclamer des explications
Pour elle lamour = amour mystique donc conjugal et classique
Conflit intérieur : cur / raison . Prise de conscience douloureuse
Son désespoir est visible : fausse impression de calme au début progression
Elle analyse lucidement la situation avant d'exprimer sa colère. Cest une scène de
dépit
Sa confession:
Elle sadresse dabord à D.J. sur le ton de lironie cf. les formules de
politesse Me ferez-vous la grâce, Dom Juan, de vouloir bien me reconnaître Elle
nest pas dupe de la comédie que D.J. lui joue
Déception prévue à laquelle elle ne voulait pas croire . Mouvement de colère et de
honte
Première tirade = analyse des motifs qui l ont amenée à être bercée
dillusions
Qui est responsable ? = Elle son aveuglement plus que la déloyauté de D.J.
Conduite de D.J. évoquée par un euphémisme : " un relâchement
damitié "
Cest là laveu implicite de son amour
Que cherche-t-elle ? Elle espère ramener D.J. à elle
Sa réaction ( 2 ème tirade)
Elle se serait accomodé du mensonge . Devant le cynisme de son mari , elle cherche à le
blesser : mépris , ironie , moquerie
" jai pitié " Elle évoque les prétextes quun
homme infidèle peut imaginer Que ne me jurez-vous que vous êtes toujours dans les
mêmes sentiments pour moi, que vous m'aimez toujours avec une ardeur sans égale, et que
rien n'est capable de vous détacher de moi que la mort ? Que ne me dites-vous que
(
anciennes déclarations de D.J. ?)
Evocation dune attitude hypocrite ;Réaction finale = colère et désespoir .
" Ah! Scélérat " Passage au " tu " ,
évocation de la vengeance divine , " le Ciel te punira, perfide, de
l'outrage que tu me fais ". Menace + terrestre = "la colère d'une
femme offensée. "
Dom Juan méprisant 1 . linsolent . Au début il ignore la présence de sa femme
(cf. les premiers mots de Dona Elvire)
Il feint la sincérité et souligne à quel point elle est indésirable Pour lui Dona
Elvire = contre temps Þ insolente désinvolture , il se décharge sur Sganarelle .
dérision que le libertin jette sur tout ce qui nest pas son plaisir
2 . lhypocrite Langage religieux , de la dévotion : il évoque un "
un pur motif de conscience, et pour ne croire pas qu'avec vous davantage
je puisse vivre sans péché. Il m'est venu des scrupules, Madame, et j'ai ouvert les yeux
de l'âme sur ce que je faisais. J'ai fait réflexion que, pour vous épouser, je vous ai
dérobée à la clôture d'un couvent, que vous avez rompu des voeux qui vous engageaient
autre part, et que le Ciel est fort jaloux
" ( la peur du ciel !)
arguments trop " gros " = proche de la raillerie ( cf. le mot complice
adressé à Sganarelle " Sganarelle, le Ciel ! ")
D.J. méprise la foi .
Sganarelle : réponse bouffonne qui désarçonne Elvire " Madame, les
conquérants, Alexandre et les autres mondes sont causes de notre départ. Voilà,
Monsieur, tout ce que je puis dire ". . Personnage qui dédramatise la
pièce , le climat.
Cest aussi un témoin condamné à gémir dans le dos de son maître ( cf. aparté
final )
ACTE II
Lieu (extérieur)= le premier acte se situe dans un palais
quelque part en Sicile , le second dans une campagne dont le patois rappelle celui de
lIle de France . (aucun respect de la règle des unités ; le théâtre est un
univers de convention)
Temps = on ne peut concilier le temps de lacte I et celui de lacte II :
impossible que la barque ait été renversé par le coup de vent du matin (l.5), le
jour même ou la promenade a été annoncé dans le palais.
Cependant continuité dans laction : les événements sont liés .la
paysannerie est justifiée par le naufrage, consécutif à la poursuite dune jeune
fille , poursuite justifiée par le dégoût du héros à légard dElvire .
Ainsi va-t-on de rencontres en rencontres .
ACTE II = acte de comédie parenthèse comique .
Climat de détente après lintensité dramatique ( le mélange de genres dans Dom
Juan annonce les théories romantiques de Hugo)
Du ton grave , tendu au burlesque .
Du milieu raffiné des aristocrates aux paysans naïfs et grossiers .
* Scène 1
Comme en 1/I, une conversation en cours . Sujet = le naufrage ; Pierrot raconte avec
fierté le sauvetage. Evénement dramatique (cf. les récits dans les tragédies) qui
devient comique grâce au comique de mots (fantaisie verbale et jurons Aga, guien,
Charlotte , Nostre-dinse, Piarrot , parquenne , Queuque niais - Mots archaïques (bouter
, batifoler, trépassement )
Répétitions + comique de caractère : Pierrot est infantile (jeter des mottes de
tarre) humour balourd , vanité naïve)
+ comique de murs : murs amoureuses des paysans (Regarde la grosse
Thomasse, comme elle est assotée du jeune Robain : alle est toujou autour de li à
l'agacer, et ne le laisse jamais en repos; toujou al li fait queuque niche ou li baille
queuque taloche en passant )
+ comique de situation : la vanité de Pierrot contraste avec lindifférence de
charlotte qui sintéresse surtout au naufragé " enrubanné ".
* Scène 2
Le séducteur en action . après la théorie (tirade de linconstance) , la pratique
. Scène qui a une fonction démonstrative .
DJ fidèle à lui-même, il ne revient jamais sur le passé , il vit dans le présent. Le
présent = Mathurine et Charlotte
Technique de D.J. sous les yeux du public désapprobateur et un peu traitre :
Sganarelle.
Scène traditionnelle: la bergère et le prince charmant. Mais le dialogue met en
évidence la distance culturelle qui les sépare.
Flatter .De la surprise feinte Quoi ? dans ces lieux champêtres, parmi ces arbres et
ces rochers, on trouve des personnes faites comme vous êtes?
Admirer les avantages de Charlotte ( comme un maquignon le ferait pour un cheval)
Admiration exagérée qui traduit lironie de D.J . Virtuose de la parole D.J.
sait quel registre de langue adopter .
Honorer : quitte à savilir en baisant les mains peu soignées de Charlotte.
Feindre le coup de foudre (Charlotte, je vous aime de tout mon cur ) et
promettre le mariage.( cf. "D.J.= un épouseur à toutes mains) en
prenant le ciel à témoin .
Parodie des scènes de galanterie . Il flatte lambition dune proie un peu trop
facile ; la pudeur, la dignité , lamour propre de Charlotte ne peuvent
résister à largument du mariage . Elle ne peut être québlouie par une
aventure aussi romanesque.
Perversité de D.J. qui prend du plaisir à ridiculiser autrui , Sganarelle se contente
dabord de commenter la scène (Autre pièce nouvelle
Il n'a garde) mais
quand son maître fait appel à son témoignage, il nhésite pas (Non, non, ne
craignez point ; il se mariera avec vous tant que vous voudrez.) Cest donc bien
un complice, un lâche.
La scène 3 est une scène de farce (presque un vaudeville avec le mari trompé),
les personnages deviennent des marionnettes ; comique de geste (abondance des
didascalies, stichomythie, jeu desquives) Scène cruelle qui témoigne aussi de la
méchanceté de D.J.
* Scène 4 Nouveau trio de vaudeville .Vivacité de la scène construite sur un
parallélisme de répétitions systématiques (comique de répétition) Série
dapartés symétriques . D.J. a recours à de fausses confidences .Il joue sur la
naïveté et la vanité des 2 paysannes. Pauvres filles romanesques .Victimes désignées
dun homme sans scrupules (la société du XVII ème ne reconnaît pas
dautre place à la femme que le mariage.)Elles perdent tout bon sens et leur
jalousie respective les rend peu sympathiques. D.J. ne peut sen sortir quen
fuyant .Lart de la dérobade .
Sganarelle lui ne craint pas de trahir son maître (Ah! pauvres filles que vous êtes,
j'ai pitié de votre innocence
ne vous amusez point à tous les contes qu'on
vous fait ).
* Scène 5 Larrivée de La Ramée permet de relancer laction.
Cest la matérialisation des menaces de Done Elvire à la fin de lacte I.
Lacte sachève sur une attente : une poursuite qui laisse présager une
bataille.
Lacte 2 ne fait pas progresser laction. Le plus lâche à la fin de
lacte est peut-être le maître qui use de ses privilèges( c'est trop d'honneur
que je vous fais, et bien heureux est le valet qui peut avoir la gloire de mourir pour son
maître.) pour se sauver
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ACTE III
lieu (extérieur): une forêt .
* Scène 1 Conversation valet / maître .Habituellement dépossédé de la parole ,
le valet est soumis à son maître . Ici, il construit un discours destiné à
sopposer à lui . " cet habit me donne de lesprit, et je me
sens en humeur de disputer contre vous "
Sujet n°1 = la médecine :satire classique de Molière
Pour Sg. , qui a atteint la considération grâce à son habit, la médecine est une
science miraculeuse, il croit en elle . Son raisonnement est fondé sur lopinion des
gens et sur ce quil a vu . Il assimile la médecine à une religion et non à une
science (cf. vocab. Religieux )
D.J. ny voit que fumisterie , il la qualifie de " pure grimace "
Sujet n°2= la foi . Terrain difficile du débat philosophique , métaphysique . La foi de
Sganarelle est naïve, elle repose aussi bien sur la religion que sur la superstition (Cf.
moine bourru, loup-garou) Il a besoin de croire pour trouver une explication. . Les
merveilles de la création impose lidée dun créateur mais raisonnement
comique avec ses exemples.
Il se heurte au matérialisme de D.J..Déclaration cartésienne (Descartes) Je crois
que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit . La chute
de Sg. montre que son autonomie aura été de courte durée.
CLIQUER ICI
POUR VOIR LA LECTURE ANALYTIQUE DE CET EXTRAIT (ACTE III, scène 1)
"LA SCENE DU PAUVRE" (acte 3 scène 2)
| Contexte historique : Qu'incarnent les pauvres et quelles obligations a-t-on envers eux ? | Cliquer sur la cible pour avoir la réponse développée et organisée |
| Comment Dom Juan, confronté à un système de pensée opposé au sien, exprime-t-il son impiété ? | Cliquer sur la cible pour avoir la réponse développée et organisée |
| Quel acte d'accusation ce sermon paternel dresse-t-il ? | Cliquer sur la cible pour avoir la réponse développée et organisée |
* Scène 5 Souhaits de mort proférés par
D.J. = suprême insolence Transgression dun interdit moral et social.
Cependant Molière évite la dramatisation excessive en faisant intervenir SG. horrifié
mais effectuant une nouvelle prouesse verbale par couardise .
* Scène 6 Avant dernière visite : Done Elvire ( le souper est de nouveau
différé) Réapparition du personnage qui donne une certaine continuité à
lintrigue : cf. les indications temporelles quelle fournit assez
invraisemblables mais qui rappellent que laction a progressé Þ chez D.J.le mal
sest aggravé , Elvire a suivi une progression inverse . Elle retourne à
lamour mystique abandonnant définitivement lamour profane . (langage
entièrement marqué par le mysticisme et la dévotion vraie .) Done Elvire représente
tout ce que le libertin déteste : le lien (mariage) , léchec (il avait
réussi à lenlever à Dieu , Dieu la lui reprend ) la loyauté morale et
sociale . Grandeur tragique du personnage qui a le respect de la parole donnée .
Elvire est venu lui faire part dun avis du Ciel . Elle voit clairement le châtiment
prochain de D.J. et veut sassurer son salut .
Lexaltation de Done Elvire ébranle SG. mais pas D.J. qui ironise. Le début de la
scène suivante nous apprend leffet que cette intervention a eu sur lui : son
émotion est sensuelle ; ce qui réveille son ardeur ,cest la transformation
dElvire, son retour à Dieu .
* Scène 7 Bouffonneries après le pathétique ( Les " lazzi "
de la commedia dellarte = plaisanteries)
Manger , occupation très terre à terre est le seul souci de D.J. ; qui oppose son
matérialisme à lintervention de Done Elvire Goinfrerie de SG. , vivacité des
répliques , comique de gestes . Cest aussi linsouciance de D.J. qui est
soulignée , il naccorde aucun crédit aux menaces réitérées . La statue du
commandeur surgit au milieu de cette farce . (Cf. le sous titre de la pièce :
" le festin de pierre ") Irruption du fantastique . Effroi de SG.
mais DJ. Ne laisse pas paraître son trouble .
* Scène 8 : très brève . Fébrilité dans les gestes et les propos de D.J.
Son souci : honorer lhôte .
Peur de SG. , nouvelle note comique dans cet acte qui sachève dans le noir.
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ACTE V Lieu : extérieur, devant la porte
dune ville ; Temps = le lendemain ? (" hier au soir ")
* Scène 1On peut parler ici de métamorphose car il sagit de
changement dans la forme .Il joue le fils soumis mais D.J. reste profondément le même
comme le montre le début (la didascalie initiale : faisant lhypocrite
doit avertir le spectateur de la supercherie)
Don Louis prudent mais D.J. sait user de la rhétorique dévote (cf. Tartuffe) Il use de
son art de séducteur : puissance de son raisonnement à la clarté logique .
1 : il revient brièvement au passé , le processus de sa conversion ,
il en constate la soudaineté (" hier au soir
tout dun
cou
surprendre
soudain changement ") 2 : puis
il emploie le présent pour décrire le résultat de cette transformation ( en fait
paraphrase du discours précédent du père et de celui de son épouse ) Argument de
poids : il a trop abusé de la bonté du ciel . 3 : recours au futur pour
souligner son but : rendre publique sa conversion. Pieuses résolutions prononcées
sur un ton suave (doux)
D. Louis , touché se laisse berner . Vérité psychologique : trompé par son
affection de père .
* Scène 2 SG ; a lémotion facile sest lui aussi laissé
prendre (" je sais mon Don Juan sur le bout du doigts "
disait-il pourtant en 2/I) Double déception :-pour D.J. dépit devant tant de
naïveté ; son élève a fait peu de profit de ses leçons : même SG . ne
le comprend pas ; -pour SG. déception à la hauteur de ses espérances : il en
bafouille .
Donc explications du maître sur l intérêt matériel " du stratagème "
qui permet de se mettre à couvert .
SG. , balourd ne comprend pas donc nouvelle leçon (après la pratique , la théorie ) qui
porte cette fois sur "un vice à la mode :l hypocrisie.
La tirade de linconstance " ouvre " la pièce , celle de
lhypocrisie apparaît symétrique puisquelle précède le dénouement
L'hypocrite est présenté comme un acteur ( cf. Tartuffe) et doit permettre au héros de
se mettre à couvert .
C'est aussi un nouvel exemple des capacités d'un orateur doué. Registre dramatique.
Réponse de Sganarelle :indignation du témoin horrifié . Terreur religieuse (ô Ciel)
admiration ? quel homme
Tirade de Sg. = galimatias , une accumulation de phrases sans liens , ensemble dépourvu
de sens
Conclusion sur une prédiction et par conséquent mais proféré ainsi sans lien
logique = dérisoire
Remarques :Mélange des styles (du grave au cocasse) opposition entre la cohérence des
propos de D.J. et lineptie du raisonnement de Sg.
Effet ? = Discréditer la vertu (Sg.,son représentant est ridicule )Valoriser le vice
(prestige de la rhétorique de D.J.)
* Scène 3 Scène satirique = nouvelle démonstration mais Dom Carlos ne se laisse
pas abuser , D.J. se moque de D.C. son hypocrisie est trop flagrante . Outrance du
personnage . Comique de répétition qui tourne en ridicule son adversaire . D.J.
redevient lui - même il exaspère un adversaire réel et dangereux . En fait, cette
scène démontre que lhypocrisie ne convient pas à D.J. : attitude de fourbe ,
sans panache . Contraire à la fierté du héros.
* Scène 4 5 6 Dénouement rapide , concis = intensité + dramatique
3 temps : 1. D.J. face à un spectre 2. D.J. face à la statue du commandeur 3. Epilogue = les propos de SG.
Face au spectre = ultime avertissement
spectre =remords , culpabilité ( femme = D.Elvire ? Toutes les victimes féminine de D.J.
? )
Allégorie du temps = D.J. est celui qui vit dans linstant , le temporel face à
léternel ? )
Clémence du ciel refusée par D.J. fidèle à lui même : cherche une explication
rationnelle puis en tirant lépée affirme son obstination , lépée= la
révolte et la volonté de donner une dimension humaine à lapparition .
Dernière réplique (V5) = volonté de vivre comme si rien ne sétait produit.
Dénouement (deus ex machina ) chrétien ( Surnaturel chrétien , représentation
chrétienne de lenfer) il sagit avant tout dun châtiment . Démesure de
sa mort en rapport avec la démesure de sa vie . Mise en scène baroque.
Epilogue de SG. = registre comique ,contraste entre le caractère grandiose du châtiment et
les considérations matérielles de SG. Moralité de la pièce = tout le monde est
content comme dans une vraie comédie mais D.J. = personnage tragique qui a affronté sa
destinée. Sganarelle lui est désormais seul , abandonné .
.